Déguster avec les papilles des associations innovantes de saveurs et avec les pupilles des oeuvres d’art culinaire
Les arts plastiques et la cuisine n’ont jamais été aussi proches : nombre d’artistes utilisent aujourd’hui dans leurs installations des matériaux alimentaires, dans leurs photographies ou leurs vidéos les emblèmes de l’alimentation de masse. En ce sens, le restaurant Transversal est une passerelle expérimentale entre les arts plastiques et la gastronomie. L’objectif est de créer un lieu où toutes les interactions sont envisageables. Du « plat du jour » aux grandes performances gustatives, « du plat d’exposition » aux invitations, autour des fourneaux, de designers, artistes ou chorégraphes, l’équipe du restaurant élargit le champ d’interventions du Transversal et engage des collaborations hors murs, hors normes...
Au Transversal, on déguste avec les papilles mais aussi avec les pupiblles.
Le goût et l’innovation. La carte - évolutive, personnalisable, inventive - est en harmonie avec l’intimité de l’art. La formule « garde-manger » met en avant des produits exceptionnels, présentés dans leur plus grande simplicité. En valorisant la dimension brute de la nourriture, elle évoque les matériaux bruts utilisés par les artistes. Les grands classiques de la cuisine de bistrot sont eux aussi présents, mais détournés, repensés, conceptualisés en « variations du jour ». Le soir, le menu gastronomique, « les miniatures », donne à goûter une dizaine de créations, tandis que le « zoom » permet de s’approcher et de découvrir en gros plan l’une de ces créations. Au fil des expositions temporaires, « le plat d’exposition » offre un écho gustatif à l’accrochage en cours.
Le restaurant Transversal s’installe dans des lieux d’art contemporain et se lance ainsi dans une aventure intermédiaire entre l’esthétique du goût et celle des yeux. Le goût, la notion de ce qui est bon, est commun à tous, sans doute pour des raisons physiologiques. Il s’agit d’une réponse directe du corps aux stimuli générés par les mets. Cette faculté sensible permet d’envisager pour celui qui l’éprouve la faculté intellectuelle du beau : une cerise burlat bien pourpre, gorgée de sucre délicat, déclenche un flot de satisfaction pour les papilles. Dans le cadre d’un musée ou d’un lieu d’art, ce fruit devient un moyen de découverte, un lien tangible pour saisir le travail des papilles devant la matière d’un tableau ou d’une vidéo.
En retour, le lieu d’art, avec toute la diversité des pratiques présentées dans ses murs, offre au restaurant une grande matière à digérer. Du service à la création culinaire, les performeurs, les chorégraphes montrent toutes les attitudes possibles du corps, leurs significations, la portée d’un phrasé, la qualité poétique d’une annonce, tous ces matériaux viennent enrichir le travail du cuisinier et du serveur. La proximité des œuvres est une source d’inspiration considérable. Le restaurant est ouvert sur les artistes, c’est un terrain d’initiation où la pratique gustative devient protéiforme.
La question de la cuisine comme l’un des beaux-arts peut demeurer. Cette problématique appartient à un contexte philosophique où les pratiques artistiques étaient encore organisées selon une échelle de valeurs opposant le corps et l’esprit. Aujourd’hui, les pratiques se nourrissent les unes des autres, chacune permet d’apprécier l’autre.
> le Transversal au MAC/VAL
En 2005, alors qu’ouvre le MAC/VAL, quatre amis passionnés de cuisine et d’art, les chefs Iñaki Aizpitarte etLaurent Chareau, Benjamin Pelletier, producteur d’événements culturels et Gilles Stassart, critique gastronomique, décident de s’installer dans ce nouveau musée pour y développer un projet commun et original : le Transversal.
Leur objectif : que l’art inspire la cuisine et réciproquement.
Depuis, l’équipe a changé. Gilles Stassart dirige désormais l’établissement, accompagné d’une équipe de cuisiniers. La formule magique reste la même. Inventer avant tout, à partir de produits simples, que ce soit dans les cuisines à travers :
la formule « garde manger »
les plats traditionnels revisités
les « plats d’exposition »
les « miniatures »
dans la salle du restaurant à travers la production et l’exposition d’œuvres d’art culinaire.
La prochain exposition débute le 17 mai.
Aurélie Mathigot expose dans le restaurant son "Panier pic-nic" monumental en osier et laine, réalisé à l’occasion d’un workshop au MAC/VAL
Gwen Rouvilloisw a installé des vitrophanies sur les baies vitrées du restaurant. Plus d’informations dans la rubrique actions du site.
et dans le musée d’art contemporain du Val-de-Marne (MAC/VAL) avec :
les « visites gustatives » mensuelles
les « filmophages » (prochain cycle en juin)
> le Transversal à maison rouge
Enfin, depuis debut mars 2008, le transversal s’est installé à la la maison rouge / fondation Antoine de Galbert à Paris.
Plus d’informations dans le dossier de presse
> Le Transversal s’exporte
A l’occasion de manifestations éphémères le transversal installe un restaurant éphémère dont le concept évolue en fonction du contexte. Le transversal peut aussi, sur demande, produire des événements artistiques et culinaires.
Contact et infos ici