Initiées par Gilles Stassart et réalisées en collaboration avec l’équipe pédagogique du MAC/VAL, ces visites gustatives à destination du public du musée ont lieu tous les premiers dimanches de chaque mois et sont accessibles gratuitement, sur réservation. Pour les groupes, tarifs et conditions disponibles sur demande. Un conférencier du MAC/VAL guide le groupe dans l’exposition temporaire ainsi que dans les collections du musée et pro- pose de découvrir six œuvres à travers la dégustation de bouchées étonnantes de créativité. Ces bouchées sont inspirées par les œuvres sélectionnées et concoctées de concert par le conférencier et l’équipe de chefs du restaurant. Elles prolongent l’expérience visuelle par une expérience gustative décalée proche des émotions provoquées par les œuvres.
Quelques rapprochements entre les bouchées et les oeuvres
Dans les collections du MAC/VAL
Le conférencier accompagne son public dans le musée, auprés de l’installation La Gégène de Malachi Farrel représentant une scène de torture bruyante, mécanique, mouvementée, organisée par un clan d’hommes cagoulés. Elle se réfère à la guerre d’Algérie. Le public croque alors l’une des bouchées. Une substance animale ou végétale savoureuse glisse dans son palais. son goût est perturbé par une matière sucrée crépitante. L’une, insidieuse, se dissimule derrière l’autre, explosive.
Plus loin, Terrain ombelliférique de Bertrand Lamarche, voyage virtuel dans un paysage végétal noir et blanc. La bouchée dégustée prolonge pleinement l’expérience visuelle par une expérience gustative et sonore. Le groupe savoure un méli-mélo d’herbes croustillantes frites.
Ces visites gustatives sont l’occasion d’apprendre à parler avec ses papilles, de découvrir des saveurs ou des ingrédients inconnus telle la torride fleur de Séchouan.
Informations pratiques
Les visites gustatives sont proposées gratuitement au public de septembre à juin, tous les premiers dimanches de chaque mois à 12h30.
Durée : 45mn à 1h
Dernière visite le 6 juillet à l’occasion du festival myparis
Cette visite sera suivie d’un brunch myparis dans le restaurant. (25 euros, une surprise servie à toute personne munie d’un programme myparis)
Visite sur réservation uniquement auprès du restaurant :
tél. 01 55 53 09 93 ou
visites@restaurant-transversal.com
Les visites sont limitées à 20 personnes.
Pour les groupes souhaitant organiser une visite gustative privée, tarifs et conditions disponibles sur demande.
Les médias en parlent
voir le reportage réalisé par France 3
voir le reportage réalisé par l’internaute.fr
lire l’article rédigé par Renaud Baronian dans le parisien du 29 février 2008
lire l’article rédigé par Stéphane Leblanc dans 20 minutes du 1er février 2008
lire l’article rédigé par Marie-Anne Kleiber dans le Journal du Dimanche du 27 janvier 2008
lire l’article rédigé par Emmanuelle Lequeux dans le Monde du 5 janvier 2008
Le Transversal, en collaboration avec le Mac/Val, poursuit son exploration visuelle et culinaire aux marges du cinéma en organisant des projections : les Filmophages ! Tout en découvrant un film, le public est invité à déguster des mises en bouche distribuées lors de l’entracte comme à l’époque des ouvreuses, puis à savourer un menu dont chacun des plats est inspiré du film.
Programmation passée
En juin, films fantastiques, gores et séries Z étaient à l’honneur avec Le Retour des tomates tueuses (1988) de John de Bello, L’Attaque de la moussaka géante (1999) de Panos KoutrasThe Blob (1988) de Chuck Russel et une série de courts métrages Purée quelle horreur !
Horaires
Le film : 19h15
Le dîner : 21h
Tarifs
Le film seul : 4 euros ou 2 euros tarif réduit
Le film et le menu : 30 euros
depuis mars 2008
Gwen Rouvillois, « Vitres / Vitry », 2008
Gwen Rouvillois s’intéresse aux immeubles, aux tours. L’artiste les voit d’abord comme un lieu de vie. Ils correspondent à un besoin voire à un rêve. A partir de photos d’habitations situées aux alentours du musée, elle réalise des vitrophanies qu’elles appliquent sur les baies du restaurant. Une manière de déplacer notre point de vue et d’inciter à porter un regard sur ces tours, leur architecture et l’environnement qui les accueille.
« Vitres / Vitry » est le seconde intervention in-situ de l’artiste. Elle investie le restaurant pendant plusieurs mois.
Pour plus d’informations, vous pouvez télécharger le dossier de presse ici
du 17 mai au 29 juin 2008
Aurélie Mathigot, « Panier Pic-nic », 2008
Aurélie Mathigot recouvre et transforme le quotidien pour lui donner une tout autre dimension et inciter à regarder différemment la réalité, voire la révéler. Elle met en œuvre
une image-textile de sa réalité, éclair au chocolat, clubs sandwichs, métamorphosant ces éléments connus en des œuvres délicates, fragiles et suaves.
En avril 2008, l’équipe pédagogique du Mac/Val l’a invité à mettre en place un workshop nommé « Ouvrages de dames ». Durant trois séances, enfants, femmes de l’association Aspir et petites dames d’une maison de retraite se rencontrent afin de réaliser un Panier Pic-nic monumental qui sera exposé, du 17 mai au 29 juin dans le restaurant.
Pour plus d’informations, vous pouvez télécharger le dossier de presse ici
Contre-moule en plâtre et bâtonnets en bois.
A l’aide du kit de moulage disponible dans le catalogue de vente par correspondance Buy-self, fabriquez vous même des glaces au parfum de votre choix.
Techniques mixtes (miroirs dichroïques, vidéos, néons...)
Coproduction MAC/VAL - Transversal
Crée sur la base d’une rôtissoire à balancelle, l’œuvre de Stephen Dean et Anne Deleporte met en scène un face à face entre l’homme et le volatile, tous deux pris au piège d’un dispositif spectaculaire, d’une accumulation d’artifices. Œuvre à regarder, œuvre à déguster...
Marc Brétillot ( Vidéo 4 minutes) . Dérision des émissions culinaires que l’on contemple tous les jours à la télévision, le poulet fiat est une recette tirée du manifeste de la Cuisine Futuriste, une recette du peintre Nicolai Diughelrof.
Réalisation Gilles Stassart
Projection au Transversal jeudi, vendredi et samedi soir
Le restaurant Transversal et le Mac/Val ont passés commande à l’artiste Gwenn Rouvillois pour la réalisation d’une installation dans le restaurant. Le projet de l’artiste consiste en l’application de films translucides sur certaines vitres du restaurant. Deux de ces films reproduisent les immeubles situés à la périphérie du restaurant et du musée, opérant ainsi un dédoublement du paysage. À travers cette oeuvre, l’artiste amorce un dialogue troublant entre l’architecture du restaurant et son environnement direct. En un point de vue de la salle, le paysage et son double coïncident pour ne faire qu’un...
Quand l’anniversaire du père tourne à la farce. tourne . Un drame pâtissier en 350 images par seconde : toute la décompositin de l’explosion de gateaux.
Projeté les jeudis, vendredis et samedi soir.
Après la réalisation d’un gâteau en parpaings, Jean-Luc Desmond s’attaque au pilon. Résultat : une pomme de terre naturelle montée sur un os de poulet élevé en plein air dans les basses-cours du Gers.
Cette projection sur le plafond du restaurant présente la contre plongée d’un homme dévorant des aliments dans une assiette transparente. On y retouve de multiple références picturales. (Novembre 05- Janvier 06, courtesy collection de l’artiste)
Afin de prolonger l’expérience sonore offerte par la rétrospective de Claude Closky dans les espaces d’expositions temporaires du Mac/Val, le transversal lance le Menu Closky.
Parce que Claude Closky construit ses oeuvres à partir d’instants de vie, nous vous faisons découvrir le quotidien d’un vers de terre mutant, animal qui n’aurait jamais dû avoir sa place dans une assiette. Chaque plat est conçu comme une vignette de bd afin que l’ensemble du menu narre les pérégrinations de ce personnage.
Histoire
Le vers de terre, une émulsion de basilic, rencontre une tomate. Wouaahh !
Curieux, il s’en va cependant découvrir d’autres formes de vie et tombe nez à nez avec une sardine éprise d’un squelette croustillant. Le vers se transforme alors en ganache de fois de morue et encre de sèche.
Mais ses tortillements ayant attiré la volaille, un caille le course à toutes ailes. De peur, le vers se confond avec de la truffe.
Il se cache alors dans du gruyère et pour se fondre dans le paysage, il absorbe de la myrtille jusqu’à en avoir le goût.
Epuisé mais heureux, le vers réglissé se glisse en haut d’un baba au rhum pour y trôner. Veni, vidi, vivi.
voir la photo du menu
Menu
tomate au four et son émulsion de basilic
sardine cuite et arrêtes croustillantes et sa ganache de foie de morue et encre de seiche
Caille grillée accompagnée de sa purée de carotte à la truffe
Gruyère à la myrtille
Baba au Rhum aux saveurs de réglisse
Tarif 38 euros, sur réservation uniquement, au 01 55 53 09 93
A l’occasion de l’exposition « Stardust ou la dernière frontière », présentée au MAC/VAL jusqu’au 8 février 2008, le restaurant proposait le dessert Milky Way.
Autour du sujet de l’espace, l’exposition temporaire livrait différents point de vue d’artistes sur cette relation complexe de l’homme avec ce qui l’entoure, le conditionne et le dépasse.
Le restaurant a alors joué le jeu de la réhabilitation : celle de la barre chocolatée nommée milky way créé par M. Mars. La dégustation du dessert éponyme incitait à un voyage sucré et laiteux vers le passé, celui de l’enfance. Sa découverte visuelle invitait à un voyage spatiale dans les profondeur de la voie lactée, voyage durant lequel un cube de chocolat blanc aurait rencontré de manière fortuite une endive braisée à l’orange sur une nappe de caramel réglisse parsemée d’étoiles.
« ZPC » (Zone de Productivités Concertées), l’exposition temporaire présentée au MAC/VAL fin 2006 et premier volet d’un cycle de 21 expositions monographiques, s’articulait autour d’un même fil rouge : l’économie (ses interrogations, ses concepts) comme filtre d’analyse de certaines pratiques artistiques contemporaines.
Échanges, productions, stocks, fonctions, ateliers... À travers le filtre de l’économie les artistes du premier volet redéfinissent leur façon de travailler, leur activité.
En écho à cette exposition, Laurent Chareau avait imaginé Le plat de la veille, une création qui réactivait chaque jour les restes.
Lors de la première exposition temporaire, les chefs de l’époque (Laurent Chareau et Iñaki Aizpitarte) avaient élaboré avec Jacques Monory, l’un des plus célèbres artistes de la figuration narrative, le mono lapin, plat d’exposition inscrit à la carte le temps de l’exposition.
En résonance avec la peinture de Jacques Monory, le mono lapin est un plat évolutif qui joue avec les apparences et propose au goûteur de vivre une expérience visuelle et gustative.
Le bleu, couleur de rêve, de silence et de surnaturel, est emblématique de la peinture de Jacques Monory. Il absorbe le regard et relie sur un même plan pictural le vécu rêvé par l’artiste et le monde extérieur. Nostalgique et crépusculaire, il est la fugacité de l’instant, la mort. Traditionnellement banni de la cuisine, c’est aussi un signe d’audace de la part des chefs du Transversal que de l’avoir mis en goûts.
Une première d’envergure...
Durant la première édition de la Force de l’art, rendez-vous triennal consacré à l’art contemporain français, du 9 mai au 25 juin dernier, le Transversal a installé un restaurant éphémère sous les verrières du Grand Palais. Celui-ci a, pendant une quarantaine de jours, donné pleinement la parole au goût.
Tour à tour, à la façon des DJ, à la façon de ces chefs français du XIXe siècle voyageant à travers le monde et diffusant le juste manger, une dizaine de chefs se sont succédé aux manettes des fourneaux du Transversal Grand Palais pour offrir au public une lucarne sur la diversité des créations culinaires françaises.
En haut de l’escalier d’honneur, sur la mezzanine, dominant l’ensemble de l’exposition, le Transversal offrait un point de vue imprenable sur l’architecture d’acier de la nef du Grand Palais.